MaPrimeRénov’ s’est imposée ces dernières années comme le principal levier de l’État pour encourager la rénovation énergétique des logements. Destinée aux résidences principales, l’aide s’adresse aussi bien aux propriétaires occupants qu’aux bailleurs, usufruitiers ou titulaires d’un droit d’usage. Son montant dépend des revenus du ménage, calculés à partir du revenu fiscal de référence, et du type de travaux engagés. À partir de 2026, le dispositif entre toutefois dans une nouvelle phase, avec des règles plus ciblées et plus exigeantes.
Dès le 1er janvier 2026, MaPrimeRénov’ recentre ses aides sur les travaux jugés les plus efficaces en matière de performance énergétique globale. Les forfaits dédiés aux chaudières biomasse disparaîtront dans le cadre du parcours « par geste ». De même, les aides spécifiques à l’isolation des murs seront supprimées dans ce même parcours. L’objectif est clair : éviter le financement de travaux isolés dont l’impact énergétique reste limité, et encourager des projets plus cohérents.L’année 2027 marquera un tournant encore plus structurant. Première nouveauté majeure : la présentation d’un Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) deviendra obligatoire pour toute demande d’aide dans le cadre du parcours par geste en France métropolitaine. Ce document permettra de mieux orienter les travaux en fonction de la situation réelle du logement. Deuxième évolution importante : les maisons individuelles classées F ou G au DPE seront exclues du parcours par geste. Ces logements, considérés comme des passoires énergétiques, devront obligatoirement s’orienter vers des rénovations d’ampleur, combinant plusieurs travaux afin d’obtenir un réel gain de performance.
Ces évolutions traduisent une volonté forte des pouvoirs publics : faire de MaPrimeRénov’ un outil plus efficace, mieux ciblé et pleinement aligné avec les objectifs de réduction des consommations d’énergie. Pour les propriétaires, cela implique d’anticiper davantage leurs projets et de privilégier une vision globale de la rénovation plutôt que des interventions ponctuelles.